Byo-yomi ou temps Fischer
Le byo-yomi vous donne une nouvelle période fixe pour chaque coup dès que votre temps principal est épuisé ; les secondes non utilisées ne se reportent jamais. Le temps bonus Fischer ajoute des secondes après chaque coup dès le premier, et les secondes non utilisées se reportent bel et bien. En bref : le byo-yomi garantit un minimum pour chaque coup, quelle qu'ait été votre gestion du temps principal, tandis que Fischer vous récompense d'avoir joué efficacement plus tôt.
Côte à côte
| Byo-yomi japonais | Temps bonus Fischer | |
|---|---|---|
| Quand le temps est accordé | Par coup, seulement après la fin du temps principal | Après chaque coup, dès le premier |
| Temps non utilisé | Perdu — la période repart intégralement | Mis en réserve — la pendule peut monter |
| Garanti par coup | La période entière, à chaque coup, indéfiniment | Le montant du bonus seul |
| Peut-on perdre en pleine partie ? | Seulement en dépassant sa dernière période | Oui, dès que la pendule atteint zéro |
| Notation typique | 20 min + 5 × 30 s | 60 min + 20 s |
| Durée de partie | Peut en principe durer indéfiniment | Tend à baisser ; plus prévisible |
| Récompense | La régularité | L'efficacité |
| Standard en | Japon, Corée, Chine ; OGS, IGS | Tournois AGA ; défaut sur OGS |
La même position, deux systèmes
Imaginez le coup 180. Une séquence de finale compliquée demande 90 secondes de lecture. Vous avez dépensé votre temps principal sans précaution.
En byo-yomi (5 × 30 s) : vous avez une période de 30 secondes. Quatre-vingt-dix secondes de réflexion vous coûtent trois périodes ; vous terminez le coup dans la quatrième, qui repart ensuite. Il vous reste deux périodes et vous pouvez encore jouer chaque coup restant avec 30 secondes pleines. Votre imprudence antérieure ne vous a rien coûté ici — le système a remis votre compte à zéro à la fin du temps principal.
Avec Fischer (60 min + 20 s) : vous avez ce qui est sur votre pendule. Si vous avez mis du temps de côté tôt, vous avez peut-être quatre minutes et les 90 secondes sont confortables. Sinon, vous avez peut-être 25 secondes, et la position est simplement perdue au temps, que vous sachiez la lire ou non.
Voilà toute la différence. Le byo-yomi est indulgent envers le passé et strict sur le présent. Fischer fait l'inverse.
Lequel utiliser
- Soirée de club, forces mêlées. Le byo-yomi. Les joueurs plus faibles ne sont pas punis deux fois pour avoir réfléchi lentement au début, et personne ne perd une partie presque terminée sur une chute de drapeau. 20 min + 5 × 30 s.
- Tournoi avec un horaire. Fischer a l'avantage pratique : les rondes s'achèvent plus près de leur durée prévue parce que la pendule continue de baisser. C'est le raisonnement de l'AGA. 60 min + 20 s.
- Partie d'enseignement. Le byo-yomi, avec des nombres de périodes différents de chaque côté — plus de périodes pour l'élève. L'application autorise des réglages entièrement indépendants par joueur.
- Blitz en ligne. L'un ou l'autre, mais Fischer avec plafond est courant parce qu'il évite à la fois les chutes de drapeau et une mise en réserve illimitée.
- Apprendre le go. Le byo-yomi, parce que c'est ce que vous rencontrerez partout ailleurs, et parce que l'échéance par coup vous apprend à lire les positions sous une contrainte constante.
Une note sur le mélange des deux
Rien n'empêche les deux joueurs d'une partie d'utiliser des systèmes différents, et dans Byoyomi Timer chaque côté se configure indépendamment. Un joueur fort en Fischer contre un débutant en byo-yomi constitue un handicap inhabituel mais parfaitement cohérent : il donne au débutant un plancher garanti par coup tout en soumettant le joueur plus fort à un budget.
Ce qu'il ne faut pas faire, c'est changer de système en cours de partie. Toutes ces règles dépendent d'un état — périodes restantes, pierres dues, secondes mises en réserve — et il n'existe aucune conversion significative entre elles.
